Il y a des histoires qu’on n’oublie pas, qu’on ne veut pas oublier, qu’on ne doit pas oublier, parce qu’il s’agit d’histoires vraies qui racontent l’âme d’une société.
C’était en 1981, quand j’ai lu dans un journal un fait divers qui résumait en quelques lignes le drame qui concernait Serge Kos. J’avais alors le même âge que lui. Et je me suis senti instantanément concerné par l’histoire que raconte dans le détail Jean-François Jacq au fil de son livre « la ballade de Serge K ». Une enquête minutieuse sur le terrain chargée de l’émotion partagée par quelqu’un qui connait la région.
Aujourd’hui en 2026, les tensions économiques, le chômage, l’inflation persistante, les inégalités sociales et le refus de partage des richesses, tout cela fait qu’il y a en France un vrai problème de pauvreté. On considère que 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté s’il est fixé à 1 288 euros par mois pour une personne seule, sachant que beaucoup d’étudiants ne font qu’un seul repas par jour et que le revenu moyen d'un auto-entrepreneur est de 680 euros…
C’est bien sûr une autre histoire que nous raconte Jean-François Jacq, mais néanmoins on pourrait considérer que ce drame prend racine dans le terreau de ces évaluations sordides.
Oui, dans les années 80, le monde était déjà bel et bien en train de basculer…