Oh combien il me faut lutter...

... pour ne pas sombrer. Oh combien les mots me sont inexorablement d'un immense secours. Les mots, les miens, ceux que j'empoigne à pleines mains, ces mots que je m'entête de remonter du fond de mon gouffre. Les mots des autres, insatiablement écrivains nourrissant une haute idée de l'art, celui d'écrire se présentant comme un vaste brûlot éminemment régénérateur. Le trouble. Un entendement dont la folie est soigneusement réglée, sachant que " les hommes qui n'ont en eux aucune folie sont des hommes à l'entendement vide et stérile ". Dixit Roland Barthes. Infiniment longue a été la période durant laquelle je n'ai eu de cesse de chercher mes mots. Des années de rumination. Je me sens désormais totalement libéré de ce carcan. Les mots me viennent, tout n'est plus question que de rythme, d'agencement sans nul douleur, sans nul tourment. Ma folie est dorénavant mienne. Je crois bien que j'ai franchi là une étape. On se tient toujours en bordure du vide dès lors que l'on se trouve face à soi-même. J'y suis. J'en connais le prix. Rubis sur l'ongle je l'ai payé, afin de pouvoir désormais écrire sans plus compter, tout en m'évertuant à continuer de lutter.  

 

   

écriture Journal de bord

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