Dimanche dernier. Mon train dans...

... une vingtaine de minutes. Quelques dalles en béton fraîchement aménagées en vue de se poser, face à l'entrée de la gare d'Austerlitz située côté seine. Je prends place; me roule une cigarette. L'un vient m'en demander une. Je lui offre. Puis un second. Puis un troisième. Tous les paumés, pestiférés. A tour de rôle. Tous ceux qui rodent, SDF avec ou sans sacs, perclus aux abords de la gare. J'ai vingt minutes devant moi. Les dix suivantes consacrées à rouler une quinzaine de cigarettes. Quelques minutes encore, avant de rejoindre le quai. En fumer une à mon tour, à cet endroit, quasi leur univers, tout en restant soigneusement assis et en prenant juste le temps, le temps de respirer.

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