Cette aire de résistance: se cultiver.

1992. Ce ne fût pas rien que de rentrer, me concernant, à 28 ans, à l'université. Saint-Denis Paris VIII (anciennement Vincennes), étant la seule université en France où il est possible de rentrer sans le bac. J'avais interrompu mes études en tout début de BEP. Pris dans la spirale de l'errance depuis mes 15 ans. La rue durant plusieurs années, etc. Etant enfant, faute d'attention, de moindre parole, de geste d'amour, j'ai toujours eu un rapport intime et particulier aux mots. Ma seule issue, à partir de 12 ans, étant de noircir du papier. Entamer un dialogue, au-delà du fait de ne me parler quasiment qu'à moi-même. Je suis sorti de Paris VIII en 1995, Licence en arts du spectacle en poche. 17 de moyenne, côté UV. De ma première année de DEUG, je me souviens avoir étudié jour et nuit. La peur de ne pas être à la hauteur. La toute première option pour m'en sortir étant de me cultiver; afin de m'en sortir et de ne pas sombrer dans la bêtise humaine. Il n'y a qu'en possédant un bagage culturel que l'on parvient à avoir un regard juste sur ce monde. Alors oui, de ce point de vue, si l'on se demande vraiment à quoi sert la culture, si elle a vraiment une nécessité. Elle en a une. Cette aire de résistance qu'elle nous procure. Une imparable raison d'être qu'il faut continuellement, incessamment revendiquer.  

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