Journal de bord

Nous devrions tous tenir un journal de bord, parce qu'importe plus que tout ce qui résonne en nous. 

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Blessed Virgins. Interview exclusive.

Acte I. Première partie de l'interview exclusive que Vincent Schmitt & Mathieu Lescuyer, tous deux batteurs émérites des Blessed, nous ont, à moi-même et à Franco Onweb, accordée. " Et toute la révolte " resurgit d'un coup d'un seul à plein nez. La belle histoire d'un groupe au demeurant exceptionnel. Blessed Virgins, à jamais. C'est par ici pour l'interview ! 

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Ce qui me tient en vie...

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Ce qui me tient en vie dépasse l'entendement. Ceux qui ont lu mes précédents récits autobiographiques le savent. Pour le prochain, les premières pages en attestent, je suis face à une déferlante sans commune mesure avec ce que j'ai pu précédemment écrire. Les mots se font viscères, je l'avoue. J'en suis littéralement bouleversé.

Tout n'est que fragments...

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De Roland Barthes à Daniel Darc, via John Coltrane...

Tout n'est que fragments.

Ecrire. De quoi il en retourne...

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Je ne sais pas ce que cela veut dire, être écrivain. D'autant que je lui préfère la fonction d'auteur. Alors, quoi ? J'ai bien peur que la seule réponse se trouve en dehors du cadre, éminemment dans la marge, loin de la tiédeur à l'emporte-pièce, à bonne distance de la moindre terre conquise, s'agissant d'affirmer son style, à la fois sa fragilité et son intransigeance, au seul contact de l'envers du monde.
C'est précisément là où ça pue, là où ça transpire abondamment, que tout cela commence à devenir intéressant, en termes d'écriture.

Crédit photo : Kaléidoscope Bleu, 1998. Deux clichés reçus ce jour par la poste via un ami, et que je ne connaissais pas...

Deux ou trois épreuves...

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" Nous sommes le plus souvent obligés, nous autres écrivains,de nous répéter - voilà la vérité. Nous avons subi, au cours de notre vie, deux à trois épreuves capitales et bouleversantes que nous avons cru impossible, sur le moment, que qui que ce soit d'autre ait pu être à ce point secoué et broyé et stupéfait et aveuglé et battu et brisé et illuminé et récompensé et humilié. A la suite de quoi, nous apprenons plus ou moins bien, à écrire, et nous ressassons ces deux ou trois épreuves sous une forme toujours nouvelle, jusqu'à dix et cent fois, tant qu'elles plaisent aux lecteurs ".
Francis Scott Fitzgerald, in " De l'écriture ". 

Jim Harisson...

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... s'est donc éteint ce 26 mars 2016. A propos de l'écriture : " Quand tu écris, tu dois te méfier de deux choses: les autres et toi-même. Il est important de ne pas se laisser entraîner par les autres et de ne pas trop penser à soi. Tu vois ce que je veux dire? Le 'moi' annihile ton talent. L'écriture, il faut y consacrer sa vie ou ne pas s'en mêler " (propos recueillis par François Busnel, pour l'Express, en octobre 2015).

Crédit photo @ Wyatt McSpadden (2016)

1995...

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1995. Je venais d'obtenir ma Licence en arts du spectacle (via Paris 8, seul fac où l'on peut rentrer sans le bac, n'ayant jamais au lycée). J'habitais le quartier de Montparnasse. Situation des plus précaires, mais il en a toujours été ainsi. Je vivais dans une chambre de bonne de 8m² (j'allais de chambre en chambre, le luxe, après 5m²). J'étudiais à la fac ou à Beaubourg, car dans mes 8m², j'hébergeais un jeune ami asiatique à la rue et dans un sale état (paix à son âme), ainsi qu'un couple aussi à la rue et dont la jeune compagne était enceinte. Quatre matelas posés à même le sol. Et pour le reste. Je faisais à la fois la manche, tout en vendant le Macadam (journal vendu par les sdf) aux abords de la gare. Je venais donc d'obtenir ma licence haut la main (17 de moyenne), puis dans la foulée de perdre ma chambre non déclarée. Un intermède de quelques semaines chez un acteur de renommé m'ayant ouvertement dragué à la gare, proche de Chereau (je n'en dirais pas plus à ce sujet), puis je me suis retrouvé pour quelques mois et pour la énième fois à la rue, mon territoire, où j'ai déjà passé quelques années. 
Photo extraite d'une interview (" Un espoir pour la vie ") parue dans Macadam en 1995. Article retrouvé par hasard, quelques années plus tard... 

Tout ce qui compte...

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Tout ce qui compte, finalement, c'est ce que l'on a précisément dans le ventre. Ecrire consiste à ne s’octroyer aucune marge; aucun repli, aucun répit, aucun ressac, le moindre de nos mots s'évertuant à nous faire chavirer sans entrave, au plus près de soi. Et c'est ainsi que les mots s’enchaînent, libres comme l'air, s’époumonant à faire le plein avec ce grande vide en lequel on patauge incessamment le temps d'une vie, si peu de temps en somme et puis soudain, à travers mots, telle une entaille de toute beauté, tout prend alors un sens inné, s'acheminant ad vitam aeternam.
Crédit photo @ AKB. Lecture ' Tour de France ' (2014)

A quoi est-ce que je sers ?

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Clov : À quoi est-ce que je sers ?
Hamm : À me donner la réplique.
Samuel Beckett. Fin de partie (1957). 
Photo : Beckett pendant le tournage de Film, New York, 1964 © I.C. Rapoport

Des attentats contre la certitude

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Mes voisins me considèrent de loin. Pour les uns, je suis un demeuré social; pour les autres, un misanthrope atrabilaire. La majorité évite de passer sur le trottoir. Craignent-ils que les livres soient des bombes à retardement ? Des attentats contre les certitudes. 
Pierre Drachline, in Borinka (2010).
A la mémoire de Pierre Drachline, auteur et directeur éditorial des édtions de Cherche-midi,qui s'est éteint le 4 décembre dernier. J'avais eu l'occasion de le rencontrer. Il avait pris soin de lire mon prochain récit - Fragments d'un amour suprême, à paraître en février 2016 - où quelques mots bienveillants de sa part y ont été insérés en exergue.

 

 

Alors vous voulez être écrivain ?

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si cela ne sort pas de vous comme une explosion/ en dépit de tout, / n’écrivez pas./ Si cela ne vient pas sans sollicitation de votre cœur et votre esprit et votre bouche et vos tripes,/ n’écrivez pas. / S’il vous faut vous asseoir des heures / à fixer votre écran d’ordinateur / ou plié en deux sur votre machine à écrire/ à chercher les mots,/ n’écrivez pas./ Si vous le faites pour l’argent ou la gloire,/ n’écrivez pas. / Si vous le faites parce que vous voulez/ mettre des femmes dans votre lit,/ n’écrivez pas./ S’il vous faut rester assis là/ réécrivant encore et encore, / n’écrivez pas. / Si c’est déjà difficile rien que d’y penser,/ n’écrivez pas./ Si vous essayez d’imiter l’écriture de quelqu’un d’autre,/ oubliez./ Si vous devez attendre que cela rugisse hors de vous,/ alors attendez patiemment./ mais si cela ne rugit jamais hors de vous,/ alors faites autre chose. / S’il vous faut le lire à votre femme/ ou votre compagne ou à votre compagnon/ ou vos parents ou qui que ce soit,/ vous n’êtes pas prêt./ Ne soyez pas comme tant d’écrivains,
ne soyez pas comme ces milliers de gens qui se targuent d’être écrivains,/ ne soyez pas superficiel et ennuyeux et prétentieux, ne vous consumez pas d’un amour narcissique./ Les librairies du monde ont/ baillé jusqu’à s’assoupir d’écrivains/ comme ceux-là./ N’en rajoutez pas./ N’écrivez pas./ A moins que cela ne sorte de votre âme comme une fusée,/ à moins que rester muet ne vous rende fou ou suicidaire ou assassin./ N’écrivez pas./ A moins que le soleil en vous/ ne vous brûle les tripes,/ N’écrivez pas./ Quand le moment viendra,/ et si vous avez été choisi,/ cela se fera tout seul et cela continuera/ jusqu’à votre mort ou jusqu’à ce que cela meurt en vous./ Il n’y a pas d’autre manière/ et il n’y en a jamais eu d’autre.

Charles Bukowski. Poème posthume publié en 2003. 

Commune présence (Réne Char). Extrait.

1charreneTu es pressé d´écrire/ Comme si tu étais en retard sur la vie/ S´il en est ainsi fais cortège à tes sources/ Hâte-toi/ Hâte-toi de transmettre/ Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance/ Effectivement tu es en retard sur la vie/ La vie inexprimable/ La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t´unir/ Celle qui t'est refusée chaque jour par les êtres et par les choses/ Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés/ Au bout de combats sans merci. 
René Char, extrait de " Commune présence ", in Le marteau sans maître (1934).

Hémorragie à l'errance (Genèse)

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Je n'ai de cesse de penser à cet adolescent imbibé de rage que j'ai été. A mon insatiable désir d'errance, dès l'âge de douze ans, seul point d'appui en lieu et place de mon enfance dévastée. A l'écriture que je convoitais à la faible lumière d'une lampe torche, puisque vivre dans le noir était mon quotidien. A mes quatorze ans et à mon internement psychiatrique, d'office et par erreur, dûment signé par mes parents en guise de geste abandon. A cette mort faisant bien plus que roder. A ma sortie de toute urgence de cet enfer où j'agonisais à même le sol depuis plusieurs jours, étant mineur, sur intervention du préfet. A la longue hospitalisation de plusieurs mois à Garches, mes quinze ans n'étant plus que paralysie complète, trachéotomie et sonde pour me nourrir, pour uriner, suite à cette maladie rare que je couvais, un Guillain Barré. A cette mort de plus en plus présente, à mes côtés. A l'absence immuable de mes parents, tandis que je crevais. A ce qui a fatalement suivi, étant la seule issue envisageable, soit des années passées à la rue, jusqu'à mes vingt-quatre ans, jusqu'à ce que quelqu'un me tende la main et qu'après de longs mois de tentative, j'accepte enfin de la prendre. S'en suivit un placement d'un an dans un foyer de la DASS, une petite structure pour jeunes adultes en grandes difficultés. A vingt-cinq ans, je pouvais commencer à respirer, et dans les pires moments de doute, retourner là d'où je venais, dormir dehors même en ayant un semblant de toit, etc. 
C'est tout cela, bien plus encore, que conte mon deuxième récit autobiographique, Hémorragie à l'errance (publié en septembre 2012). Au plus près de la véhémence de mon effroyable parcours. Ce que j'ai été.

Jours de Nerfs

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Souvent, des titres de " livres à écrire " me traversent la tête en un éclair. Il en est un ce matin que je note, un que je trouve particulièrement saisissant, et que je m'empresse de mettre de côté : " Jours de Nerfs ". Il n'en résultera peut être rien, d'autant que je croule déjà sous des milliers de notes, mais dans le doute, résolument extrême, il me faut absolument prendre en compte ce genre de pensées néphrétiques ne tenant qu'à un fil des plus fragiles, surgissant de je ne sais où, sinon de lointaines nuées de ravages.

Crédit photo. Kaléidoscope Bleu. La nuit juste avant les forêts (Bernard-Marie Koltès)  

Fragments d'un amour suprême (éditions unicité. A Paraître en février 2016).

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Premier test maquette couverture de mon cinquième livre. Je tenais à vous le faire partager. Il s'agit donc de mon troisième récit (autobiographique) ... ou comment mettre en mots l'agonie d'un amour fou, enterré de mes propres mains. Heureusement, il y a les mots, non pas pour se venger de quoi que ce soit, mais afin de donner à lire (et entendre) ce qu'il y a de profondément humain dans notre destinée. Je suis extrêmement fier de tous mes livres, je l'avoue. Celui-ci, encore plus. Un bienfait. De par mes récits autobiographiques, de par évidemment mon parcours, j'ai tendance à considérer mon écriture comme étant une question de vie ou de mort. Et le mot bienfait prend alors tout son sens. Si je suis là, et encore de ce monde, c'est indubitablement grâce à l'écriture, et à moult auteurs m'ayant permis de maintenir la tête hors de l'eau; et ayant su me montrer le chemin...
Crédit photo. Kaléidoscope Bleu ('La disparition', de Dan Vimard).

L'écriture comme un couteau (que l'on enfonce)...

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C'est difficile, et contradictoire, de s'aventurer à dire : je suis écrivain. La méprise est profonde. Quelqu'un qui écrit est, avant tout, plongé dans l'acte d'écrire. C'est avant tout cela, et qui plus est uniquement cela que le prétendant se devrait de revendiquer et non un titre, illégitime, celui d'écrivain, prodiguant l'impression que cet acte en lui-même, déjà, s'interrompt; et fait indéniablement partie du passé. Là où écrire, comme le rappelle judicieusement Annie Ernaux se doit d'être " une sorte d'exploration totale ". L'écriture comme un couteau, donc. Cette lame en ce vide de la page blanche qu'il s'agit d'enfoncer profondément, présentement. Intensément. Au départ, une sensation nue, et puis seulement après, trouver les mots. Annie Ernaux de citer cette phrase du peintre Pavel Filonov, exergue à l'acte même d'écrire : " Quand on éprouve de la difficulté à faire quelque chose, il faut continuer, c'est en découvrant la solution qu'on fait vraiment quelque chose de nouveau ". Nulle doute que ce livre entretien réalisé à distance entre Frédéric-Yves Jeannet et Annie Ernaux, pose la question de la véritable raison d'écrire et de son aboutissant, son pendant, toute raison d'être des livres où " ce qui compte, c'est ce qu'ils font advenir en soi et hors de soi", Ernaux de marteler. C'est ni plus moins à un cours magistral qu'elle nous invite au delà-même du regard à poser sur son oeuvre, et tout du long duquel elle nous incite à nous interroger, et à commencer par cesser de prendre la pose en éructant : je suis écrivain. N'oublions pas qu'en bout de piste de cet énoncé désarmant d'inutilité, de cette pose infiniment vide de sens, écrivain, il y a le mot " vain ".         

Cette aire de résistance: se cultiver.

1992. Ce ne fût pas rien que de rentrer, me concernant, à 28 ans, à l'université. Saint-Denis Paris VIII (anciennement Vincennes), étant la seule université en France où il est possible de rentrer sans le bac. J'avais interrompu mes études en tout début de BEP. Pris dans la spirale de l'errance depuis mes 15 ans. La rue durant plusieurs années, etc. Etant enfant, faute d'attention, de moindre parole, de geste d'amour, j'ai toujours eu un rapport intime et particulier aux mots. Ma seule issue, à partir de 12 ans, étant de noircir du papier. Entamer un dialogue, au-delà du fait de ne me parler quasiment qu'à moi-même. Je suis sorti de Paris VIII en 1995, Licence en arts du spectacle en poche. 17 de moyenne, côté UV. De ma première année de DEUG, je me souviens avoir étudié jour et nuit. La peur de ne pas être à la hauteur. La toute première option pour m'en sortir étant de me cultiver; afin de m'en sortir et de ne pas sombrer dans la bêtise humaine. Il n'y a qu'en possédant un bagage culturel que l'on parvient à avoir un regard juste sur ce monde. Alors oui, de ce point de vue, si l'on se demande vraiment à quoi sert la culture, si elle a vraiment une nécessité. Elle en a une. Cette aire de résistance qu'elle nous procure. Une imparable raison d'être qu'il faut continuellement, incessamment revendiquer.  

Le goût de vivre (...)

(...) est bel et bien perdu. Ma lutte désormais souterraine. Ecrire plus que jamais une nécessité. Une porte entrebâillée, à travers laquelle une ombre se glisse. La mienne. Oh, je voudrais tant que mes mots t'incitent à en franchir le seuil, que tu t'immisces là où je ne suis plus qu'une vague forme humaine littéralement dévastée, un corps malingre à bout de souffle, à la renverse, triturant l'encre, s'acharnant à tirailler les mots, s'échinant à les propager.

Ma première raison d'écrire (...)

(...) ce serait mon amour incommensurable pour les mots. C'est en eux, en l'absence d'amour/ affection, étant enfant, que j'ai trouvé refuge. Ecrire, alors, en ce qui me concerne, est devenu, au fil du temps, une question de vie et de mort. J'aurai beau jeu d'énoncer que si je n'écris pas, je crève (la lecture étant l'autre pendant de mon état de résistance). Et pourtant, c'est un fait. Proéminence que je valide, à l'extrême : si je n'écris pas, je crève. Tel est mon ressenti, de plus en plus. Ce vers quoi, ce en quoi je me jette.

Ecrire. S'y atteler au prix d'un inexorable repli (...)

(...) me propulsant constamment, intensément en marge de ce monde, et pourtant dans le même temps en plein cœur. Du plus lointain que je m'en souvienne, l'enfant sauvage, le dépecé que j'ai été acquiesce. L'enfant de rien, sombre vertige, la peur aux lèvres, en permanence, le souffle exsangue, l'enfant perdu, si seul, si seul, un beau matin de ses onze ans, trouvant écho en les mots déversés via le haut-parleur d'un tout petit transistor plaqué à son oreille. " Prends des feuilles 21X27, un stylo (...) / Toute la folie du monde est dans ton cerveau / Raconte-toi ". 1975.

Yves simon raconte toi 1975